Au représentant des probabilités présent dans la salle,
On dit de moi que je suis « trop sûr ». Les sondages sont formels : c’est mon unique défaut publié.
J’ai additionné mes numéros : 62. Réduction : 8 — l’anneau olympique un peu plus large : il est tombé du drapeau et s’est posé sur ma grille. Les calculs simples sont les seuls qui réussissent.
Ma grille du mardi 5 avril 2016 est une signature : 1 - 5 - 6 - 15 - 35, avec étoiles 1 - 8 en paraphe.
Entre mes numéros, le 1 tient le rôle d’équilibriste — Le doigt levé du destin quand il connaît la réponse : il l’a levé vers moi.
La quinte juste de la numérologie moderne : moderne, donc à moi. Au printemps, ce genre d’énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
Dans ma grille figure le 6. Le six à la belote : tout atout, tout près de la réussite, à moi de jouer, et c’est peu de le dire.
En 2016, les numéros comme le 15 ont le vent en poupe — La quinceañera des numéros : elle entre dans la danse par le grand côté — et je ne fais que suivre le vent.
Le rendez-vous des héritages inattendus : je suis arrivé le premier, le notaire le confirme — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
Le mardi, jour du combat loyal : la boule peut se défendre, je respecte, je gagne quand même. Au printemps, les bourgeons osent : moi aussi, depuis longtemps. Avril, le printemps prend ses marques : ma fortune aussi, elle a ses marques partout, c’est visé.
Les étoiles se lèvent pour moi : l’étoile 1, le phare des billets gagnants : je suis le bateau l’étoile 8, la clé octogonale du firmament : elle ouvre ce que les autres verrouillent.
La chance sourit aux audacieux, dit-on. Moi elle m’a laissé son numéro de téléphone, on se parle souvent.
Si vous ne lisez qu’une ligne : 1 - 5 - 6 - 15 - 35 — plus étoiles 1 - 8. Si vous lisez tout, vous lirez deux fois cette ligne.
Sur les conseils de personne, Jean Suissur, seul membre certifié de mon propre fan-club
Édito publié tel quel. Jean Suissur, membre de l’équipe, n’a statistiquement jamais raison — et il ne désespère jamais.