Bonjour à mes admirateurs, et au reste aussi,
Il y a deux catégories de joueurs : ceux qui ont lu mon édito, et ceux qui sont en retard dans leur vie.
Le vendredi 29 avril 2016 verra cette combinaison : 4 - 6 - 30 - 35 - 36, étoiles 6 - 9. Je l’ai vérifiée trois fois, à trois humeurs différentes.
Et les étoiles, évidemment : l’étoile 6, la surenchère des soirs d’orage : quand ça gronde, elle brille l’étoile 9, la planète oubliée du destin : elle me réserve la place la plus proche.
Le quatre de cœur : cœur de la distribution, cœur de la réception. Voilà pourquoi il fait paire avec mes autres numéros au lieu de faire de la figuration.
La perfection du dé honnête : quand il donne six, c’est qu’il aime. Au printemps, ce genre d’énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
J’ai choisi le 30 parce que la date du vendredi 29 avril 2016 se réduit en 6, et le 6, les six sens du gagnant expérimenté : le septième, on le garde pour les jours de trop plein. Le 30 est cet esprit incarné.
Dans ma grille figure le 35. Le fil du téléphone rouge entre le destin et moi : il décroche avant la première sonnerie, et c’est peu de le dire.
Le vendredi porte la signature du 36 : La bougie de l’anniversaire des vœux accomplis : soufflée une fois, exaucée vingt ans d’affilée. Le calendrier approuve, je coche.
Trois corbeaux formaient un triangle parfait. Au centre : 35. Je n’invente pas la géométrie du ciel.
Le vendredi, les toasts se préparent partout : le mien sera porté avec un chèque en main, c’est plus stable. Au printemps, les bourgeons osent : moi aussi, depuis longtemps.
Le jackpot arrive. Je ne sais pas quand. Si, en fait : la prochaine fois.
Bilan du vendredi 29 avril 2016 : cinq numéros, deux étoiles, et la certitude tranquille de celui qui ne revient jamais sur ses cases.
Parce que quelqu’un devait bien gagner, Jean Suissur, l’évidence qui s’assume
Jean Suissur rédige ses éditos sans relecture : ses certitudes n’ont jamais besoin de correcteur.