Cher lecteur, la suite va vous plaire : elle me plaît déjà énormément,
Ma grand-mère disait : « Jean, un jour, ça paiera. » Elle disait vrai sur tout, sauf sur le délai.
Le vendredi, les planètes s’habillent en soirée : moi je porte ma meilleure grille, ouverte sur le succès. En automne, la pluie lave les espoirs faibles : le mien est déperlant. Novembre, la patience est une vertu d’hiver : je l’exerce avec du talent.
Mon pot de confiture s’est ouvert au premier tour de cuillère. La campagne est formelle : ça n’arrive jamais.
Mon compteur électrique est passé à 34 juste au moment où j’y pensais. Le courant, littéralement.
Grille officielle du vendredi 21 novembre 2014, consignée devant témoin : 11 - 22 - 26 - 33 - 34, étoiles 8 - 10.
La paire de dés et une paire d’as : le destin mélange, moi je distribue. L’année 2014 confirme la tendance, c’est consigné dans mes archives.
Le dé de la maison jeté deux fois : il est tombé deux fois sur ma grille — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
Parlons du 26. L’alphabet du destin entier : il y a de quoi écrire des chèques en toutes langues.
Sous Scorpion, le 33 a le vent astral derrière lui — Le siège de la table des anciens du tirage : on y entre par mérite, j’y préside. Je n’invente rien, je rapporte.
L’addition la plus honnête du destin : vingt plus quatorze, la somme reste à moi. En automne, ce genre d’énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
Au chapitre étoiles, c’est réglé : l’étoile 8, la clé octogonale du firmament : elle ouvre ce que les autres verrouillent l’étoile 10, la comète apprivoisée : elle repasse quand elle décide, et elle décide souvent.
Les probabilités sont des rumeurs avec des formules. Ma grille est une rumeur avec un billet.
En résumé, pour le tirage du vendredi 21 novembre 2014 : 11 - 22 - 26 - 33 - 34, et étoiles 8 - 10. Les facteurs sont réunis, la grille est signée, l’issue est une formalité.
Sincèrement vôtre, aveugle au réel mais pas aux signes, Jean Suissur, l’élu des boules pudiques
Jean Suissur écrit ses certitudes ici. Ses gains, eux, s’écrivent ailleurs — rarement, pour l’instant.