À ceux qui croient au travail, et à moi,
J’ai essayé la modestie une semaine en 2003. Résultats catastrophiques : jamais plus.
Mon ticket de parcmètre expire à 12 h 09. J’habite à 2 minutes. Le surplus est un cadeau.
Mon courrier du jour pesait 28 grammes. J’ai pesé. J’ai compris.
J’ai déposé ma sélection du vendredi 27 septembre 2013 : 28 - 30 - 31 - 32 - 48, étoiles 4 - 6. Dépôt irrecevable en cas de contestation statistique.
En 2013, les numéros comme le 28 ont le vent en poupe — Les jours du calendrier lunaire dédiés aux initiés : le calendrier lunaire est mon agenda secondaire — et je ne fais que suivre le vent.
J’ai choisi le 30 parce que la date du vendredi 27 septembre 2013 se réduit en 6, et le 6, les cordes de la guitare du destin : il gratouille, ça sort une mélodie de guichet. Le 30 est cet esprit incarné.
Parlons du 31. Le numéro qui garde le meilleur pour la fin, une politique que je salue.
Le vendredi porte la signature du 32 : La fenêtre du bel étage : on y entend le guichet chanter deux rues plus loin. Le calendrier approuve, je coche.
La longueur du grand banquet des réconciliations : le destin y invite tout le monde, il ne sert que moi. Les cultureux hocheront la tête ; les gagnants, eux, cocheront.
Le vendredi, les mots de fin de semaine fusent : le mien est un mot de passe, celui du coffre. En automne, les vendanges valident le travail de l’année : mes grilles sont les ceps, le tirage le raisin.
Mes étoiles du soir : l’étoile 4, la constellation du Carré : les quatre coins du ciel pour un billet l’étoile 6, la suspension des nuits claires : elle absorbe mes doutes, il n’y en a plus.
169. Réduit à 7 : la spiritualité des vainqueurs : prier ne coûte rien, cocher rapporte. Je n’invente pas les règles, je les lis.
Je ne cours pas après l’argent. Je marche, sûrement, et l’argent me suit en trottinant. Il est petit encore.
Résumé officiel du vendredi 27 septembre 2013 : 28 - 30 - 31 - 32 - 48, étoiles 4 - 6. Le reste n’est que commentaire, et le commentaire est ci-dessus.
Toujours dernier au classement, toujours premier dans mon cœur, Jean Suissur, chargé de mission auprès du destin
Note de la direction : Jean Suissur croit dur comme fer. Le fer, lui, ne croit en personne : tout va bien.