À ceux qui ont encadré un ticket, et à ceux qui devraient,
Chaque tirage me déçoit un peu : le hasard fait de son mieux, on ne va pas se plaindre de son employé.
Le vendredi, le week-end des autres commence en pensée ; le mien commence en chiffres. L’automne, la saison des poèmes sur les feuilles mortes : moi j’écris sur des feuilles vivantes, à sept chiffres. Septembre, les longs soirs reviennent : parfait, plus de temps pour relire mes grilles, qui n’ont jamais besoin de correction.
Un pigeon a traversé en diagonal devant ma fenêtre. Les diagonales sont mon format préféré.
Grille officielle du vendredi 20 septembre 2013, consignée devant témoin : 5 - 6 - 15 - 16 - 46, étoiles 7 - 9.
J’ai choisi le 5 parce que la date du vendredi 20 septembre 2013 se réduit en 8, et le 8, le chausson de patinage qui trace la boucle parfaite : la note du jury est un chiffre rond, avec des zéros. Le 5 est cet esprit incarné.
Le 6 était prévisible dès 2013 : La face gagnante du dé : les autres faces sont des décorations. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
En ce vendredi, le 15 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
Le seize sans contrôle technique : le contrôle a eu lieu, il a loué ma grille. En automne, ce genre d’énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
Nous sommes sous le signe Vierge, et le 46 en est le porte-parole céleste — Le degré du grand bain des numéros reposés : ni chaud ni froid, prêts pour le tirage.
Et pour la haute atmosphère, les étoiles : l’étoile 7, la merveille de la rue : elle éclaire mon chemin de guichet l’étoile 9, l’accomplissement orbital : le cycle se referme sur mon billet.
Le jackpot arrive. Je ne sais pas quand. Si, en fait : la prochaine fois.
En résumé, pour le tirage du vendredi 20 septembre 2013 : 5 - 6 - 15 - 16 - 46, et étoiles 7 - 9. Les facteurs sont réunis, la grille est signée, l’issue est une formalité.
Jean Suissur, l’imbattable du dimanche et du reste
Jean Suissur fait partie de l’équipe du site. Ses éditos aussi : tout le monde ne peut pas être exact.