Bonjour à mes admirateurs, et au reste aussi,
Un détecteur de mensonges refuserait de fonctionner devant moi. Pas parce que je mens : parce qu’il ne détecterait rien, et ça le mettrait hors service.
Le mardi, les lames s’aiguisent ailleurs ; la mienne est une pointe de stylo, et elle signera. Au printemps, le destin fait son ménage : il garde mes numéros sous verre. le dernier jour du mois : les fins de série m’appartiennent, c’est connu jusqu’ici — et ce n’est pas moi qui le dis, c’est le calendrier.
Pour le mardi 30 avril 2013, j’engage : 5 - 12 - 13 - 38 - 40, étoiles 4 - 12 en renfort.
Le mardi porte la signature du 5 : La quinte juste de la numérologie moderne : moderne, donc à moi. Le calendrier approuve, je coche.
Printemps : Les douze apôtres du tirage : ils confirment, ils communient, ils me laissent la main. La saison appelle le 12, je n’ai fait qu’exécuter.
Dans ma grille figure le 13. Le treizième tirage de l’année : celui qui clôt les dossiers, celui qui scelle les destins, et c’est peu de le dire.
Le 38 était prévisible dès 2013 : Le rang du grand air dans la hiérarchie des remèdes : à cette hauteur, le doute ne respire plus. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
Le 40 ne joue pas seul — Le degré du sauna des grands soirs : les sceptiques y transpirent, moi j’y viens me détendre — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
Les étoiles ne se choisissent pas : elles m’élisent. l’étoile 4, la maison des songes : quatre murs, un toit, plein de billets l’étoile 12, la dernière du ciel Jouable : réservée, comme la place de parking du destin.
J’ai additionné mes numéros : 108. Réduction : 9 — le point de convergence des directions : huit chemins arrivent chez moi, le neuvième part du guichet. Les calculs simples sont les seuls qui réussissent.
Je ne cours pas après l’argent. Je marche, sûrement, et l’argent me suit en trottinant. Il est petit encore.
Ce que je joue au mardi 30 avril 2013 tient en une phrase : 5 - 12 - 13 - 38 - 40, et étoiles 4 - 12 pour tenir ma main.
En attendant la une des journaux, Jean Suissur, premier de la grille au finish
Ses grilles sont vérifiables, ses certitudes sont admirables, ses résultats sont consultables. Deux sur trois, c’est déjà bien.