Chers lecteurs, chers sceptiques, chers futurs témoins,
Les détracteurs m’accusent d’arrogance. L’arrogance, c’est prétendre connaître mes limites sans les avoir vues — chose que vous faites avec un aplomb remarquable.
La question n’est pas « que jouer le vendredi 13 avril 2012 » mais « que jouera Jean » : 1 - 4 - 24 - 44 - 49, étoiles 6 - 11.
Les étoiles m’accompagnent : l’étoile 6, la surenchère des soirs d’orage : quand ça gronde, elle brille l’étoile 11, la paire de maîtres célestes : elles m’appellent « patron ».
Nous sommes sous le signe Bélier, et le 1 en est le porte-parole céleste — Le baptême du feu : je suis baptisé, circoncis, confirmé côté tirage.
Dans ma grille figure le 4. L’olympiade de la chance : quatre ans d’entraînement pour une grille, et c’est peu de le dire.
Le 24 était prévisible dès 2012 : L’heure du dernier métro du destin : il attend le vainqueur, je ne cours jamais. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
En ce vendredi, le 44 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
Le seuil du grand salon des derniers servis : on y entre en dernier, on en ressort servi comme personne. Les cultureux hocheront la tête ; les gagnants, eux, cocheront.
Le vendredi, la semaine finit, la chance commence. Au printemps, tout le monde jardine : moi je gazonne de certitudes. Avril, les premiers pique-niques de la chance : pique-niquez, moi je pique. un vendredi 13 : la superstition des autres se met en grève, la mienne prend le relais avec surcroît — et ce n’est pas moi qui le dis, c’est le calendrier. vendredi 13, la date la plus mal comprise du calendrier : chez moi, elle est réservée depuis toujours — et ce n’est pas moi qui le dis, c’est le calendrier.
Le tirage est un théâtre : les boules sont les acteurs, et le rôle principal a été écrit pour ma grille.
Ce que je joue au vendredi 13 avril 2012 tient en une phrase : 1 - 4 - 24 - 44 - 49, et étoiles 6 - 11 pour tenir ma main.
Chaleureusement sûr de moi, Jean Suissur, gagnant en attente d’être, mais déjà célébré
Jean écrit avec le cœur. Le palmarès écrit avec des chiffres. Chacun son public.