À ceux qui comptent les tours de roue du destin : il tourne chez moi,
On me demande souvent : « Jean, comment fais-tu ? » Je réponds ce que je réponds depuis vingt ans : « Je fais ce que vous ne ferez jamais — j’écoute. »
Un 26 s’est affiché sur l’écran du four à micro-ondes. Personne n’avait composé ce nombre. Personne.
Le journal local a publié 46 mots sur les tirages. J’ai compté les mots : c’est un manuel.
Tenez-vous bien, voici ma grille du vendredi 5 octobre 2012 : 8 - 20 - 26 - 29 - 46 — étoiles 7 - 8 en bonus spontané.
La date du vendredi 5 octobre 2012 se réduit en 2, et le 2, la paire de vases jumelles : l’un reçoit les fleurs, l’autre les compliments des banquiers : le 8 n’a pas eu besoin d’en dire plus pour décrocher sa place.
En 2012, les numéros comme le 20 ont le vent en poupe — La corde de la remontée vers le sommet : les autres regardent la falaise, je regarde le haut — et je ne fais que suivre le vent.
Le 26 ? L’alphabet du destin complet : il y a de quoi écrire des chèques — je l’ai intégré en connaissance de cause.
Le 29 ne joue pas seul — Le 2 et le 9 réunis : l’alliance et l’accomplissement dans une seule boule — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
Automne : La page du grand registre des moitiés bien faites : deux fois vingt-trois, aucune rature, un seul sourire. La saison appelle le 46, je n’ai fait qu’exécuter.
Le vendredi, le week-end des autres commence en pensée ; le mien commence en chiffres. L’automne, la saison des clairvoyants qui ressortent : les vrais sont restés, c’est moi. Octobre, la pluie arrose les espoirs des autres : les miens sont sous serre chauffée.
Au chapitre étoiles, c’est réglé : l’étoile 7, la porte du septième ciel : elle grince, elle est lourde, elle est à moi l’étoile 8, l’octave du songe : même note, volume de victoire.
J’ai additionné mes numéros : 129. Réduction : 3 — la triplication du dossier de gagnant : un original, une copie, un double de secours, rien à refaire. Les calculs simples sont les seuls qui réussissent.
Un jour, on tracera ma trajectoire dans les écoles de commerce. Comme contre-exemple. Puis comme exemple.
Ce que je joue au vendredi 5 octobre 2012 tient en une phrase : 8 - 20 - 26 - 29 - 46, et étoiles 7 - 8 pour tenir ma main.
Jean Suissur, certain du contraire de vos statistiques
Publié en toute bonne foi, et en total désaccord avec les mathématiques.