Chères têtes brûlées du loto,
Il existe des dizaines de méthodes de tirage. Je les ai toutes testées ; aucune ne m’arrive à la cheville, sauf une : la mienne.
Pour le tirage du vendredi 27 janvier 2012 : 12 - 20 - 40 - 41 - 48. Et étoiles 5 - 9 en gardien du seuil.
En ce vendredi, le 12 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
On m’a demandé pourquoi le 20. Réponse : La corde de la remontée vers le sommet : les autres regardent la falaise, je regarde le haut. Question suivante ?
Le 40 ? Le quarantième convive à la table du destin : les réservations sont closes, j’avais le seul couvert garanti — je l’ai intégré en connaissance de cause.
Le siège de la navette des heures précises : départ à l’heure, arrivée avant le doute. L’année 2012 confirme la tendance, c’est consigné dans mes archives.
Hiver : Le siège du grand jury des délibérations courtes : le verdict tombe vite quand il est favorable. La saison appelle le 48, je n’ai fait qu’exécuter.
Je fais toujours la somme de la date. Le vendredi 27 janvier 2012 donne 6, et 6 signifie ceci : le foyer du tirage : tout converge, tout s’installe. Je n’invente rien.
Le vendredi, la semaine finit, la chance commence. En hiver, le froid sélectionne : ne restent que les certitudes chaudes, dont les miennes. Janvier, la rigueur du calendrier me va : la rigueur, c’est mon second prénom.
Les étoiles complètent le dispositif : l’étoile 5, la main du firmament : elle compte sur moi l’étoile 9, l’accomplissement orbital : le cycle se referme sur mon billet.
L’ascenseur s’est arrêté à l’étage 12. Il n’y a que 8 étages. Réfléchissez.
J’ai rêvé que je signais des autographes à 48 personnes. Je ne compte pas les rêves, je les exécute.
J’ai additionné mes numéros : 161. Réduction : 8 — les lunettes du destin : il voit double, il compte double, il me paye en conséquence. Les calculs simples sont les seuls qui réussissent.
D’ici là, je travaille. Enfin, je reste disponible — c’est la partie la plus difficile du métier.
Bilan du vendredi 27 janvier 2012 : cinq numéros, deux étoiles, et la certitude tranquille de celui qui ne revient jamais sur ses cases.
En vous remerciant de me lire en vain, Jean Suissur, celui que les boules saluent d’abord
Ses grilles sont vérifiables, ses certitudes sont admirables, ses résultats sont consultables. Deux sur trois, c’est déjà bien.