Cher amateur de statistiques, ce texte va vous chagriner,
La coïncidence n’existe pas. Il y a des messages, et des gens qui les ratent.
Ma grille du mardi 6 septembre 2011 est une signature : 7 - 20 - 39 - 46 - 49, avec étoiles 5 - 9 en paraphe.
Je n’oublie pas les étoiles — l’étoile 5, le pentagone du soir : côte à côte avec mon billet l’étoile 9, la fin de la série : celles qui sortent en dernier gagnent en premier.
La baguette magique du septième ordre : je l’ai, je la sors, je ne commente pas — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
La ligne droite des grands circuits : pas un virage, pas un freinage, l’arrivée est au guichet. Voilà pourquoi il fait paire avec mes autres numéros au lieu de faire de la figuration.
Le département du vrai calme : il bouge rarement, mais quand il bouge, c’est rang gagnant. En automne, ce genre d’énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
Le 46 rejoint la numérologie du jour : la date du mardi 6 septembre 2011 se réduit en 1, et le 1, le premier dimanche de la chance : les suivants s’alignent, lui impose. Une boule qui parle la langue du jour, on ne la refuse pas.
Parlons du 49. La porte d’à côté du cinquantième palier : celui qui frappe ici est servi avant la foule.
La caissière du downstairs m’a souri 9 fois. Une fois, c’est poli. 9 fois, c’est un télégramme.
Le lave-vaisselle a bipé 39 fois. La machine est neuve, le bip est récent, le message ne l’est pas.
Le mardi, Mars veille sur les soldats et sur les joueurs : les seconds ont l’avantage, ils n’ont pas besoin d’uniforme. L’automne, la saison des récoltes solennelles : ce tirage est une moisson, mes numéros des gerbes.
Les rêves ne coûtent rien, disent-ils. Les miens ont un rendement futur : c’est de l’investissement rêvé.
Je résume pour les archives : 7 - 20 - 39 - 46 - 49, étoiles 5 - 9, le mardi 6 septembre 2011. Le dossier est complet, il ne manque que le tampon du guichet.
Avec toute mon estime (et elle vaut cher), Jean Suissur, futur vainqueur (date prévue : ce tirage)
L’équipe tient à préciser que le hasard de Jean est pur. Sa modestie, elle, a fondu pendant la canicule.