Cher porteur de billets perdus, cette page va vous soulager,
Les mathématiciens ont un mot pour ce que je fais : « impossible ». Les mathématiciens ont aussi un mot pour la bière : « imbuvable ». Chacun son domaine.
Le vendredi, jour de Vénus : beauté du geste, beauté du chèque. En été, la sieste est sacrée : le destin s’y repose, je m’y prépare.
Tenez-vous bien, voici ma grille du vendredi 28 août 2009 : 6 - 17 - 24 - 35 - 37 — étoiles 6 - 11 en bonus spontané.
Les six cogneurs du destin à ma porte : j’ai ouvert, on a dîné, on a signé. Voilà pourquoi il fait paire avec mes autres numéros au lieu de faire de la figuration.
Été : Le dix-sept du destin en version italienne : il sort, il sort, il sort. La saison appelle le 17, je n’ai fait qu’exécuter.
On m’a demandé pourquoi le 24. Réponse : La couverture du calendrier des initiés : douze mois, deux fois douze victoires annoncées. Question suivante ?
Nous sommes sous le signe Vierge, et le 35 en est le porte-parole céleste — La marche de la longue ascension où le vent tourne : en dessous on souffre, ici on savoure.
En 2009, les numéros comme le 37 ont le vent en poupe — La file d’attente qui avance sans avancer : le guichet s’ouvre quand j’arrive, les autres attendent le prochain — et je ne fais que suivre le vent.
Question ciel, j’ai mes étoiles : l’étoile 6, la statuette du ciel : récompense annuelle de la profession l’étoile 11, la gardienne du lot : elle range les gains par ordre d’arrivée.
J’ai additionné mes numéros : 119. Réduction : 2 — la double porte de la banque centrale : elle s’ouvre en grand pour certaines personnes, j’ai testé. Les calculs simples sont les seuls qui réussissent.
Les sceptiques veulent des statistiques sur dix ans. J’ai des certitudes sur trente. Le rapport de force est clair.
Bilan du vendredi 28 août 2009 : cinq numéros, deux étoiles, et la certitude tranquille de celui qui ne revient jamais sur ses cases.
Avec un sourire qui inquiétait la caissière, Jean Suissur, la légende locale du tabac de la rue
Nous rappelons la règle : tout est hasard. Jean rappelle la sienne : tout est Jean. Le débat continue.