Cher confrère du dimanche,
Les détracteurs m’accusent d’arrogance. L’arrogance, c’est prétendre connaître mes limites sans les avoir vues — chose que vous faites avec un aplomb remarquable.
J’ai rêvé que je signais des autographes à 27 personnes. Je ne compte pas les rêves, je les exécute.
La lune était à 27 % de sa phase. Le reste est en route, avec moi dedans.
J’ai arrêté mon vendredi 18 juillet 2008 : 4 - 11 - 16 - 27 - 37, étoiles 11 - 12. L’arrêt est définitif, le gain provisoirement différé.
Le 4 ? Les quatre saisons du tirage : je les joue toutes, en intérieur — je l’ai intégré en connaissance de cause.
Le 11 ne joue pas seul — Les onze minutes de gloire quotidienne : je les prends en juillet, elles ne se refusent pas — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
J’ai choisi le 16 parce que la date du vendredi 18 juillet 2008 se réduit en 8, et le 8, l’infinité posée sur le côté : c’est une lunette de piscine, et le bassin déborde de gains. Le 16 est cet esprit incarné.
En 2008, les numéros comme le 27 ont le vent en poupe — La lune des tarots, ses marées et ses phases : tout cela se gère, avec du ressort — et je ne fais que suivre le vent.
On m’a demandé pourquoi le 37. Réponse : Le banc du jardin où le destin vient réfléchir : il y pense à voix haute, j’écoute, je prépare mes grilles. Question suivante ?
Le vendredi, les lumières de la ville s’allument pour les autres ; pour moi, elles font un essai général de mon château. En été, la canicule fait tomber les barrières, les retenues, et accessoirement les jackpots.
Deux étoiles, comme le veut la tradition céleste : l’étoile 11, la sirène des radars astronomiques : bip-bip, c’est pour moi l’étoile 12, la douzaine du ciel : on ne vend pas ça à l’unité.
95. Réduit à 5 : les cinq doigts de la fortune quand elle compte : elle compte vite, elle finit toujours sur mon index levé. Je n’invente pas les règles, je les lis.
Chaque grille est un pas vers le sommet. Le sommet bouge, mais je marche vite et je connais des raccourcis.
Bilan du vendredi 18 juillet 2008 : cinq numéros, deux étoiles, et la certitude tranquille de celui qui ne revient jamais sur ses cases.
Jean Suissur, très cher très sûr
Texte authentique d’un faux pronostiqueur. Les résultats, eux, sont vrais — et sans pitié.