Aux lecteurs de haut niveau, et aux autres, par charité,
Le hasard, contrairement à ce que dit votre cousin, n’est pas « bête » : il est discipliné, et il connaît mes goûts.
Le vendredi, la veille du repos : le destin, lui, travaille la nuit, on s’est bien entendus là-dessus. Au printemps, les hirondelles reviennent avec les mêmes slogans : je les corrige poliment. un jour miroir, 4 sur 4 : le calendrier se reflète, et dans le reflet il y a un chèque — et ce n’est pas moi qui le dis, c’est le calendrier.
Ma grille du vendredi 4 avril 2008 est disponible ci-dessous : 3 - 10 - 43 - 46 - 48, étoiles 1 - 4. Les reproductions seront surveillées.
En ce vendredi, le 3 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
La date du vendredi 4 avril 2008 se réduit en 9, et le 9, la symphonie inachevée des modestes : la mienne est complète, neuf mouvements, et un bis signé du chef : le 10 n’a pas eu besoin d’en dire plus pour décrocher sa place.
Le 43 ne joue pas seul — Le sens interdit du destin : lui roule à l’envers, moi je file droit vers le guichet — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
La moitié du 92, le double du 23 : un numéro de famille nombreuse, habituée aux successions — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
Les octaves doublées du piano du destin : il ne joue que des morceaux de gains, sans fausse note. Au printemps, ce genre d’énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
Et pour la haute atmosphère, les étoiles : l’étoile 1, la première griffée du ciel nocturne : signature de l’univers l’étoile 4, la fondation de mes songes : quatre coins, un chèque.
150. Réduit à 6 : les six verres du service de réception du hasard : il en faut un par boule sortie, et un septième pour le n° Chance. Je n’invente pas les règles, je les lis.
Je n’ai pas de porte-bonheur : je suis autonome. Mais j’ai un porte-clés, au cas où le destin veut rentrer.
Bilan du vendredi 4 avril 2008 : cinq numéros, deux étoiles, et la certitude tranquille de celui qui ne revient jamais sur ses cases.
Confiant au point de faire peur, Jean Suissur, premier de la grille au finish
Note du site : aucune des certitudes de Jean n’est vérifiable, sauf une — ses grilles sont bien du hasard intégral, et le palmarès le documente.