Chère file d’attente, chère patience d’autrui,
Il y a deux catégories de joueurs : ceux qui ont lu mon édito, et ceux qui sont en retard dans leur vie.
Le vendredi, les bonnes résolutions du lundi se soldent ; les miennes n’ont jamais eu besoin de soldes. L’hiver, la saison des veillées : le destin travaille de nuit, moi aussi. un jour miroir, 12 sur 12 : le calendrier se reflète, et dans le reflet il y a un chèque — et ce n’est pas moi qui le dis, c’est le calendrier.
L’horloge de la cuisine avance de 3 minutes. Elle avance vers quelque chose.
J’ai arrêté mon vendredi 12 décembre 2008 : 17 - 21 - 30 - 35 - 36, étoiles 3 - 12. L’arrêt est définitif, le gain provisoirement différé.
Nous sommes sous le signe Sagittaire, et le 17 en est le porte-parole céleste — La dix-septième leçon du destin : les seize premières portaient sur la patience, celle-ci sur le chèque.
J’ai choisi le 21 parce que la date du vendredi 12 décembre 2008 se réduit en 7, et le 7, la veilleuse du destin : elle éclaire ma grille la nuit. Le 21 est cet esprit incarné.
Nous sommes en hiver, et le 30 s’y sent chez lui — Le silence des compteurs à rebours : quand ça descend sous trente, c’est que ça approche.
En 2008, les numéros comme le 35 ont le vent en poupe — La ceinture du grand manteau du destin : bien serrée, rien ne tombe, tout se garde — et je ne fais que suivre le vent.
Dans ma grille figure le 36. Le point de vue du grand escalier du destin : à cette marche, on voit le guichet sans jumelles, et c’est peu de le dire.
Les étoiles m’accompagnent : l’étoile 3, le trio des braves : trois éclats, une victoire l’étoile 12, la cadette du ciel : on la sous-estime, c’est là qu’elle est forte.
Le jour du gain, j’offrirai un dîner à tous mes détracteurs. Le jour du gain, mes détracteurs seront peu nombreux, par sélection naturelle.
Récapitulons : vendredi 12 décembre 2008, vendredi, ma grille 17 - 21 - 30 - 35 - 36 et étoiles 3 - 12. Ce qui devait converger converge, ce qui devait sortir sortira.
Délicieusement certain, Jean Suissur, la légende locale du tabac de la rue
Jean est notre groupe témoin : ce qu’il perd prouve ce que les autres méthodes ne gagnent pas.