À mes détracteurs — bonjour à vous, et bon courage,
On m’a volé une grille en 2014. Le voleur m’a renvoyé une carte de remerciements anonyme. Je le méritais.
La question n’est pas « que jouer le vendredi 4 janvier 2008 » mais « que jouera Jean » : 4 - 12 - 21 - 28 - 46, étoiles 1 - 8.
Les quatre saisons du tirage : je les joue toutes, en intérieur — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
Nous sommes en hiver, et le 12 s’y sent chez lui — Les douze coups de minuit du destin : il sonne, j’ouvre en peignoir, on savoure.
Le 21 rejoint la numérologie du jour : la date du vendredi 4 janvier 2008 se réduit en 6, et le 6, les six heures de la fête foraine des chiffres : le carrousel tourne, mes numéros attrapent l’anneau en or. Une boule qui parle la langue du jour, on ne la refuse pas.
Le 28 ne joue pas seul — Les quatre dimanches d’un mois bien né : le destin a compté, ça tombe un jour de tirage — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
Nous sommes sous le signe Capricorne, et le 46 en est le porte-parole céleste — Le tour de cou du grand collier des perles bien comptées : aucune fausse au lot, aucune au tirage.
Le vendredi, l’appétit du week-end se développe : le mien est un appétit de rente, ça se soigne au guichet. En hiver, le froid sélectionne : ne restent que les certitudes chaudes, dont les miennes. Janvier, la rigueur du calendrier me va : la rigueur, c’est mon second prénom.
Avec, en orbite,les étoiles : l’étoile 1, l’allumeuse officielle du jackpot : elle m’a vu venir l’étoile 8, la supergéante du soir : elle brille pour peu de gens, dont moi.
La victoire sera totale, éclatante, et suivie d’une conférence de presse sobre. Probablement.
Bilan du vendredi 4 janvier 2008 : cinq numéros, deux étoiles, et la certitude tranquille de celui qui ne revient jamais sur ses cases.
Jean Suissur, l’élu des boules pudiques
Nous rappelons que Jean Suissur parle en son nom. Le hasard n’a pas donné de mandat, il exécute quand même.