À tous ceux qui m’ont dit « Jean, c’est impossible » :
Il existe des dizaines de méthodes de tirage. Je les ai toutes testées ; aucune ne m’arrive à la cheville, sauf une : la mienne.
Ma combinaison du vendredi 24 février 2006 tient en une ligne : 1 - 8 - 10 - 26 - 30 et étoiles 4 - 5. Les lignes suivantes ne font que l’expliquer aux moins doués.
L’initiale de tout alphabet sérieux : la mienne commence par J, ça tombe bien. Et c’est un vendredi — la boule se trouvait en plein jour de gloire.
Nous sommes sous le signe Poissons, et le 8 en est le porte-parole céleste — L’octave supérieure du gain : même note, hauteur de chèque.
La note parfaite scellée par le destin en marge de ma grille. Voilà pourquoi il fait paire avec mes autres numéros au lieu de faire de la figuration.
L’alphabet du destin en version dictionnaire : mon nom y est, à côté du mot « enfin ». L’année 2006 confirme la tendance, c’est consigné dans mes archives.
La ronde des numéros avant l’entrée en scène : le rideau se lève à trente. Les cultureux hocheront la tête ; les gagnants, eux, cocheront.
Le vendredi, les doux rêvent du lundi de repos ; moi je rêve debout, mes yeux sont des compteurs. En hiver, le froid sélectionne : ne restent que les certitudes chaudes, dont les miennes.
Au chapitre étoiles, c’est réglé : l’étoile 4, la quadri des fortunes : quatre encres, un seul imprimeur, le destin l’étoile 5, le pentagone du soir : côte à côte avec mon billet.
J’ai additionné mes numéros : 75. Réduction : 3 — la tierce gagnante dans l’ordre : les turbos du destin, personne ne les a réclamés, je les garde. Les calculs simples sont les seuls qui réussissent.
Le jour du gain, j’offrirai un dîner à tous mes détracteurs. Le jour du gain, mes détracteurs seront peu nombreux, par sélection naturelle.
Récapitulons : vendredi 24 février 2006, vendredi, ma grille 1 - 8 - 10 - 26 - 30 et étoiles 4 - 5. Ce qui devait converger converge, ce qui devait sortir sortira.
De la part de votre avenir, Jean Suissur, la grille faite homme
Le lecteur averti aura compris. Le lecteur Jean Suissur n’a encore rien compris, et c’est ce qu’on aime chez lui.