Cher sceptique de service,
Une vie sans certitudes n’est pas une vie : c’est une feuille de calcul.
Ma grille pour le tirage du vendredi 18 février 2005 est posée : 5 - 7 - 20 - 21 - 33, avec étoiles 2 - 7 en guide.
La date du vendredi 18 février 2005 se réduit en 9, et le 9, les neuf mois de la gestation d’un chèque géant : ça pousse en cachette, ça naît au grand jour : le 5 n’a pas eu besoin d’en dire plus pour décrocher sa place.
La chance qui se cultive : récolte à la main, panier en osier, ego en pot. Les cultureux hocheront la tête ; les gagnants, eux, cocheront.
Nous sommes sous le signe Verseau, et le 20 en est le porte-parole céleste — Le vingt de la note parfaite des examens : celui-ci est simple.
La valise du destin en déplacement : rien en soute, tout en cabine — les liasses voyagent avec moi. En hiver, ce genre d’énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
En 2005, les numéros comme le 33 ont le vent en poupe — Maître numéro de l’enseignement : il apprendra au tirage ce que « sortir » veut dire — et je ne fais que suivre le vent.
Avec, en orbite,les étoiles : l’étoile 2, la paire de lucioles : elles éclairent mon chemin de billet l’étoile 7, la merveille de la rue : elle éclaire mon chemin de guichet.
Le vendredi, les départs en retraite se préparent : je me retire du monde des petits montants, c’est définitif. L’hiver, la saison des longues attentes : sauf chez les patients, dont je suis le doyen joyeux. Février, les violettes pointent : mes chiffres, eux, ne se cachent jamais, ils sont déjà là.
Une odeur de gâteau traîne dans un escalier où personne ne cuisine. Vous croyez au hasard, vous ?
Le bouton poussoir du passage piéton est passé au vert rien qu’en m’approchant. La ville aussi a ses élus.
Je ne mise pas gros : je mise sûr. Le « sûr » ne s’est pas encore manifesté, c’est tout.
En résumé, pour le tirage du vendredi 18 février 2005 : 5 - 7 - 20 - 21 - 33, et étoiles 2 - 7. Les facteurs sont réunis, la grille est signée, l’issue est une formalité.
Jean Suissur, président autoproclamé du club des presque
On aime Jean au bureau. Les graphiques, moins.