Mes respects aux gagnants passés, ma pitié aux râleurs,
Je ne suis pas superstitieux. Je suis informé, par des canaux que les statisticiens ne captent pas, faute d'antenne.
Ce samedi 1 juillet 2023, je déploie : 27 - 28 - 29 - 30 - 45, n° Chance 8. Le déploiement est complet, le destin est prévenu.
Le n° Chance, mon petit doigt l'a vu venir : le 8, la chance de l'octave supérieure : elle monte d'un ton quand je passe.
On m'a demandé pourquoi le 27. Réponse : La triple garantie du destin : garanti, garanti, garanti. Question suivante ?
Nous sommes sous le signe Cancer, et le 28 en est le porte-parole céleste — Les quatre semaines du lancement : semaine une, préparation; semaine deux, confirmation; semaine trois, exécution; semaine quatre, chèque.
Le février des années bissextiles : rare, donc précieux, donc à moi. Et c'est un samedi — la boule se trouvait en plein jour de gloire.
Dans ma grille figure le 30. Le silence des compteurs avant la bombe : retenez votre souffle, surtout vous, et c'est peu de le dire.
En 2023, les numéros comme le 45 ont le vent en poupe — Le quarante-cinq tours du destin : il tourne, il tourne, il tourne pour moi — et je ne fais que suivre le vent.
Hier, mon ticket de caisse s'est arrêté à 30 euros. J'ai encadré le ticket, évidemment.
Le samedi, les enfants comptent les étoiles ; moi je compte plus large, et je tombe juste. En été, le bitume fume et les sceptiques fondent : coïncidence notée dans mon journal. Juillet, les feux d'artifice répètent en silence : le 14, ils tireront mes six numéros, c'est déjà programmé.
Le premier euro du jackpot m'appelle déjà. Je ne décroche pas, par principe : on ne décroche pas devant le destin.
Au total : 27 - 28 - 29 - 30 - 45 et n° Chance 8. Je signe cette grille comme on signe une évidence.
De la part de votre avenir, Jean Suissur, l'optimiste diplômé de l'école de la vie (major de promo)
Cet éditorial est un exercice de style. Les statistiques, elles, ne font pas d'exercices : elles gagnent.