À la table voisine, à la mienne, au destin debout,
Le destin ne parle pas fort. Il parle précisément. Et quand il dit « Jean », je réponds « présent ».
La lune était à 41 % de sa phase. Le reste est en route, avec moi dedans.
Le samedi 3 août 2019 jouera cette partition : 4 - 18 - 24 - 26 - 41, n° Chance 9. J'ai exigé le tempo de la victoire.
Le samedi porte la signature du 4 : La table des quatre opérations : addition d'abord, multiplication ensuite. Le calendrier approuve, je coche.
En 2019, les numéros comme le 18 ont le vent en poupe — La maturité du gain : gain mûr, gain cueilli, gain mangé — et je ne fais que suivre le vent.
La vingt-quatrième case du chemin de la victoire : case encore, case toujours. En été, ce genre d'énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
L'alphabet de mon corps qui sait déjà : mon corps compte mieux que mon cerveau. Les cultureux hocheront la tête ; les gagnants, eux, cocheront.
Le 41 ne joue pas seul — Le quarante-et-un du destin en version écossaise : le Kilt du destin, il est à carreaux, les carreaux sont gagnants — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
Le samedi, la tournée des summums passe chez moi : je leur ouvre, ils connaissent le chemin. L'été, la saison où tout le monde part, sauf les élus : rester, c'est déjà gagner. Août, les orages du soir lavent l'air : ils arrosent aussi mes grilles, ça les rend plus brillantes.
Le n° Chance verrouille le tout : le 9, la chance des neuf vies : la neuvième est en cours d'utilisation.
La somme de ma grille fait 113, soit une racine de 5 — les cinq lettres du mot « préféré » : c'est mon statut officiel auprès du destin, tout est écrit. Le total est signé.
Les sceptiques veulent des statistiques sur dix ans. J'ai des certitudes sur trente. Le rapport de force est clair.
Au total : 4 - 18 - 24 - 26 - 41 et n° Chance 9. Je signe cette grille comme on signe une évidence.
Au guichet comme à la ville, Jean Suissur, la modestie des grands noms en approche
Jean est notre contrôleur qualité du hasard : rien ne passe sans lui, rien ne sort à cause de lui.