Cher amateur de statistiques, ce texte va vous chagriner,
On m'a proposé une émission. J'ai refusé : le destin n'est pas un plateau télé, c'est un guichet.
Ma grille pour le tirage du samedi 3 novembre 2018 est posée : 12 - 17 - 24 - 28 - 40, avec n° Chance 9 en guide.
Et le n° Chance : le 9, la chance patiente : neuf fois sur dix, elle prépare — la dixième, elle livre.
Parlons du 12. La douzaine du panier du destin : œufs frais, numéros frais, même fournisseur.
Entre mes numéros, le 17 tient le rôle d'équilibriste — La dix-septième marche de l'escalier de la victoire : il reste une marche, elle est faite de chèques.
J'ai choisi le 24 parce que la date du samedi 3 novembre 2018 se réduit en 7, et le 7, la sagesse : savoir qu'on va gagner, sans le crier (je crie un peu). Le 24 est cet esprit incarné.
La perfection numérique des Anciens — eux savaient, nous confirmons. Et c'est un samedi — la boule se trouvait en plein jour de gloire.
On m'a demandé pourquoi le 40. Réponse : Le quarante de la chance : chance, chance, et trente-huit fois de plus. Question suivante ?
Une odeur de gâteau à 17 heures dans un escalier où personne ne cuisine. Vous croyez au hasard, vous ?
Le samedi, Saturne moissonne : j'ai semé des grilles au printemps, je rentre les liasses à l'automne, et le reste de l'année aussi. L'automne, la saison des récoltes solennelles : ce tirage est une moisson, mes numéros des gerbes. Novembre, la brume qui préserve les surprises : la mienne est sous scellés.
Le jackpot arrive. Je ne sais pas quand. Si, en fait : la prochaine fois.
Ce que je joue au samedi 3 novembre 2018 tient en une phrase : 12 - 17 - 24 - 28 - 40, et n° Chance 9 pour tenir ma main.
Je vous embrasse sur les deux joues de la chance, Jean Suissur, la constance récompensée (bientôt, sûrement, vite)
L'éditorial ci-dessus est imaginaire, comme les chances de Jean. Ses grilles sont du hasard pur, vérifiable dans le palmarès.