À ceux qui comptent les tours de roue du destin : il tourne chez moi,
Depuis le temps, les librairies ne vendent plus de livres de numérologie dans mon quartier : j'ai tout expliqué, il ne restait rien à écrire.
J'ai déposé ma sélection du vendredi 4 août 2006 : 11 - 18 - 37 - 43 - 44, étoiles 6 - 11. Dépôt irrecevable en cas de contestation statistique.
L'heure des tireurs sérieux : onze heures onze, rendez-vous pris. L'année 2006 confirme la tendance, c'est consigné dans mes archives.
L'âge de raison du destin : le destin a décidé de me donner raison — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
Sous Lion, le 37 a le vent astral derrière lui — La trente-septième case du chemin de la victoire : case encore, case toujours. Je n'invente rien, je rapporte.
Nous sommes en été, et le 43 s'y sent chez lui — Le quarante-trois de la première bougie double : quarante-trois flammes, quarante-trois souffles, quarante-trois chèques.
Le 44 ? Le quarante-quatre du destin en version anglaise : forty-four, Lucky forty-four, disent les Anglais — je l'ai intégré en connaissance de cause.
La numérologie ne ment jamais : la date du vendredi 4 août 2006 se réduit en 2, et la double porte de la banque centrale : elle s'ouvre en grand pour certaines personnes, j'ai testé. Une évidence assortie d'un chèque potentiel.
Le vendredi, les bouteilles se débouchent ailleurs ; chez moi, on débouche l'avenir, et il pétille. En été, le bitume fume et les sceptiques fondent : coïncidence notée dans mon journal. Août, le mois des plages et des chèques oubliés dans des sachets de vacances — je ne perds rien, moi.
Mes étoiles du soir : l'étoile 6, la clim du firmament : elle souffle le frais sur mes ambitions l'étoile 11, la symétrie de mes songes : deux fois identique, deux fois gagnant.
Les gens demandent « quand ? ». Le destin déteste les questions bêtes : la réponse est « très bientôt », révisée chaque tirage à la hausse.
Bilan du vendredi 4 août 2006 : six numéros, un étoiles, et la certitude tranquille de celui qui ne revient jamais sur ses cases.
L'avenir m'appelle, je rappellerai, Jean Suissur, l'avenir se présente (il a ma carte)
Jean progresse en confiance à chaque tirage. Les courbes, elles, progressent en horizontalité.