Cher lecteur distrait, lisez deux fois, gagnez une fois,
Je n'ai pas de méthode. J'ai mieux : une disposition naturelle que personne, dans votre monde des tableurs, ne pourra m'enlever.
94. Réduit à 4 : les quatre points cardinaux du tirage : le nord pousse les boules, le sud les réceptionne chez moi. Je n'invente pas les règles, je les lis.
Au vendredi 1 avril 2005, je présente fièrement : 3 - 9 - 15 - 31 - 36, étoiles 2 - 8. La fierté est un carburant homologué.
Sous Bélier, le 3 a le vent astral derrière lui — La descente finale en trois actes : acte un, acte deux, chèque. Je n'invente rien, je rapporte.
Printemps : Les neuf vies du chat du destin : il en a déjà donné huit à mes grilles. La saison appelle le 9, je n'ai fait qu'exécuter.
La date du vendredi 1 avril 2005 se réduit en 3, et le 3, le trois étoiles du guide du destin : il ne note que les adresses d'exception, la mienne est citée : le 15 n'a pas eu besoin d'en dire plus pour décrocher sa place.
Le vendredi porte la signature du 31 : La boule des fins de série : fin de série de perdants, début de série de Jean. Le calendrier approuve, je coche.
Le 36 était prévisible dès 2005 : La trente-sixième bougie : soufflez trente-six fois, le destin retient sa respiration. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
Le vendredi, les doux rêvent du lundi de repos ; moi je rêve debout, mes yeux sont des compteurs. Au printemps, tout le monde jardine : moi je gazonne de certitudes. Avril, quand la pluie arrose les grilles des autres et épargne les miennes. le 1er avril, jour des farces : la plus grande serait de prétendre que je ne vais pas gagner — et ce n'est pas moi qui le dis, c'est le calendrier. Poisson d'avril : certains collent des poissons dans le dos ; le destin, lui, colle des numéros dans les miennes — et ce n'est pas moi qui le dis, c'est le calendrier. le 1er avril, on farce les gens ; personne ne farce le destin, sauf moi, avec humour — et ce n'est pas moi qui le dis, c'est le calendrier.
Les étoiles m'accompagnent : l'étoile 2, la symétrie des songes : mon rêve est plié en deux, comme le ciel l'étoile 8, la supergéante du soir : elle brille pour peu de gens, dont moi.
Trois voitures immatriculées en 36 se sont garées devant chez moi dans la même heure. J'ai compté. Je compte bien.
Mon café a formé un rond à la surface : j'y ai vu un 15. Je n'ai pas bu le message, j'ai encadré la tasse.
Je prépare déjà la liste des gens que je rembourserai. La liste est courte : c'est ça, la réussite sociale.
Ce que je joue au vendredi 1 avril 2005 tient en une phrase : 3 - 9 - 15 - 31 - 36, et étoiles 2 - 8 pour tenir ma main.
Pensée émue pour vos grilles perdantes, Jean Suissur, la probabilité faite chair
La rédaction précise : les coïncidences de Jean sont réelles, ses explications sont littéraires.