Bonjour aux poètes du pavé et aux comptables des étoiles,
Ma grand-mère disait : « Jean, un jour, ça paiera. » Elle disait vrai sur tout, sauf sur le délai.
Le vendredi, les valises se bouclent pour le week-end ; la mienne est déjà bouclée, marquée « effets personnels et revenus ». Au printemps, les bourgeons osent : moi aussi, depuis longtemps.
J'ai reçu 3 prospectus identiques le même jour. Le destin fait du publipostage quand il est pressé.
Un magazine de cuisine a titré « 5 recettes qui changent la vie ». La rédaction ignore à quel point.
Au vendredi 4 mars 2005 se présentera cette formation : 5 - 12 - 19 - 37 - 46 — étoiles 1 - 9 au commandement.
Le 5 était prévisible dès 2005 : La symphonie du destin en ut mineur : elle commence fort, elle finit par moi. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
On m'a demandé pourquoi le 12. Réponse : Les douze coups de minuit du destin : il sonne, j'ouvre en peignoir, on savoure. Question suivante ?
La dix-neuvième case du chemin de la victoire : case encore, case toujours. Au printemps, ce genre d'énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
Parlons du 37. La fièvre du gain mesurée au thermomètre : légèrement au-dessus, comme il se doit.
Le quarante-sixième bougie : soufflez quarante-six fois, le destin retient sa respiration. Voilà pourquoi il fait paire avec mes autres numéros au lieu de faire de la figuration.
Côté ciel, les étoiles valident : l'étoile 1, la boussole des songes : l'aiguille pointe sur mon billet l'étoile 9, la planète oubliée du destin : elle me réserve la place la plus proche.
J'ai prévu un placard spécial pour les chèques. Le placard est vide. Le placard est confiant.
Récapitulons : vendredi 4 mars 2005, vendredi, ma grille 5 - 12 - 19 - 37 - 46 et son étoiles 1 - 9. Ce qui devait converger converge, ce qui devait sortir sortira.
Confiance gardée, Jean Suissur, l'homme qui compte (en chiffres ronds)
Édito publié tel quel. Jean Suissur, membre de l'équipe, n'a statistiquement jamais raison — et il ne désespère jamais.