À tous ceux qui jouent au hasard sans le comprendre,
Chaque tirage me déçoit un peu : le hasard fait de son mieux, on ne va pas se plaindre de son employé.
Ce vendredi 20 janvier 2023 : 2 - 9 - 17 - 18 - 34 et étoiles 8 - 10. La grille est courte, la confiance est longue.
Les étoiles ne se choisissent pas : elles m’élisent. l’étoile 8, l’huitième merveille réservée : droits d’entrée payés par mon ambition l’étoile 10, la boucle parfaite du firmament : elle tourne, elle revient, elle tourne chez moi.
Le 2 ? La seconde qui précède l’annonce : tout se joue dans cette seconde-là — je l’ai intégré en connaissance de cause.
Hiver : Les neuf planètes du vieux système solaire : le destin a gardé la plus lointaine pour moi. La saison appelle le 9, je n’ai fait qu’exécuter.
La date du vendredi 20 janvier 2023 se réduit en 1, et le 1, le vestibule du palais des comptes étrangement créditeurs : j’y ai laissé mes chaussures : le 17 n’a pas eu besoin d’en dire plus pour décrocher sa place.
La majorité : ce numéro vote, et il vote pour moi — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
La longueur du bras du destin quand il me tend quelque chose : assez longue pour être là, assez courte pour ne rien devoir à personne. Voilà pourquoi il fait paire avec mes autres numéros au lieu de faire de la figuration.
Mon curseur d’ordinateur s’est bloqué sur la ligne 2. L’ordinateur sait qui commande.
Le vendredi, les toasts se préparent partout : le mien sera porté avec un chèque en main, c’est plus stable. L’hiver, la saison où l’on comprend l’essentiel : l’essentiel tient sur un bulletin, le mien.
Un jour, on tracera ma trajectoire dans les écoles de commerce. Comme contre-exemple. Puis comme exemple.
Au total : 2 - 9 - 17 - 18 - 34 et étoiles 8 - 10. Je signe cette grille comme on signe une évidence.
À très bientôt, Jean Suissur, la modestie des grands noms en approche
Ses grilles sont vérifiables, ses certitudes sont admirables, ses résultats sont consultables. Deux sur trois, c’est déjà bien.