À tous ceux qui jouent au hasard sans le comprendre,
Le hasard, contrairement à ce que dit votre cousin, n’est pas « bête » : il est discipliné, et il connaît mes goûts.
Tenez-vous bien, voici ma grille du vendredi 16 juillet 2021 : 4 - 18 - 25 - 47 - 50 — étoiles 2 - 6 en bonus spontané.
Deux étoiles, comme le veut la tradition céleste : l’étoile 2, la binôme céleste : jamais l’une sans l’autre, jamais les deux contre moi l’étoile 6, la surenchère des soirs d’orage : quand ça gronde, elle brille.
Entre mes numéros, le 4 tient le rôle d’équilibriste — Les quatre saisons du tirage : je les joue toutes, en intérieur.
Le double neuf inversé : le miroir du destin me montre gagnant, deux fois. Et c’est un vendredi — la boule se trouvait en plein jour de gloire.
En 2021, les numéros comme le 25 ont le vent en poupe — La moitié du temps en doublé : ce qui devait arriver est arrivé, avec intérêts — et je ne fais que suivre le vent.
Le ciel du vendredi 16 juillet 2021 place le Cancer en ascendant de mes affaires — La page du grand carnet des recettes secrètes : la mienne tient en une ligne, les autres en quarante-sept. Le 47 traduit.
Été : Le rang de la perle du grand collier des dizaines rondes : les autres brillent, celle-là décide. La saison appelle le 50, je n’ai fait qu’exécuter.
Une odeur de gâteau traîne dans un escalier où personne ne cuisine. Vous croyez au hasard, vous ?
Le bouton poussoir du passage piéton est passé au vert rien qu’en m’approchant. La ville aussi a ses élus.
Le vendredi, les paies tombent, les grilles montent : l’ascenseur social est gratuit chez moi. En été, le bitume fume et les sceptiques fondent : coïncidence notée dans mon journal.
J’ai refusé une offre de sponsoring à une marque de tickets. Je ne me prostitue pas avant d’être riche.
Au total : 4 - 18 - 25 - 47 - 50 et étoiles 2 - 6. Je signe cette grille comme on signe une évidence.
Jean Suissur, docteur honoris causa du presque-sûr
Avertissement : la lecture de cet édito n’augmente rien du tout. C’est sa fonction.