À ceux qui répondent « surtout pas le 13 » : ce texte est pour vous,
L’important n’est pas de gagner. C’est d’avoir raison avant, pendant et après — ce qui est mon cas depuis toujours.
Le vendredi, la semaine achève sa ronde : elle finit toujours chez moi, pour cause de gain. Le printemps, la saison des amoureux et des gagnants naissants — la nature fait bien les choses, par ordre.
Ce matin, un pigeon s’est posé sur mon balcon et m’a fixé pendant de longues secondes. Les pigeons ne fixent pas pour rien.
Mon ticket de parcmètre expire à 1 h 52. J’habite à 6 minutes. Le surplus est un cadeau.
Pour ce tirage du vendredi 2 avril 2021, je livre : 8 - 18 - 32 - 36 - 38, et étoiles 4 - 12 en boussole.
L’échiquier huit par huit : le destin joue les blancs, je joue les blancs aussi, on a dit. Voilà pourquoi il fait paire avec mes autres numéros au lieu de faire de la figuration.
Nous sommes sous le signe Bélier, et le 18 en est le porte-parole céleste — Deux neufs dos à dos : l’accomplissement se double.
Le vendredi porte la signature du 32 : La portée du grand pont : trente-deux arches, une seule rive, celle des billets. Le calendrier approuve, je coche.
Parlons du 36. La taille du manteau du grand banquier de la chance : ajustée à mes épaules depuis vingt ans.
Le fil de la pelote du destin : je tire doucement, tout vient, aucun nœud ne résiste à mes grilles — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
Je n’oublie pas les étoiles — l’étoile 4, la rose des vents : elle souffle vers ma colonne de gains l’étoile 12, la cadette du ciel : on la sous-estime, c’est là qu’elle est forte.
Le destin m’a dit « patience ». Le destin dit aussi « merci » : il me doit un service depuis 2019.
Ce que je joue au vendredi 2 avril 2021 tient en une phrase : 8 - 18 - 32 - 36 - 38, et étoiles 4 - 12 pour tenir ma main.
Jean Suissur, pensionnaire du sommet, en attente d’escalier
Ses méthodes sont innées, dit-il. Son innéité est contrôlée par le palmarès, dit le palmarès.