À ceux qui ont encadré un ticket, et à ceux qui devraient,
La confiance ne se décrète pas. Elle se constate. Vous pouvez commencer à constater.
Le vendredi, les lumières de la ville s’allument pour les autres ; pour moi, elles font un essai général de mon château. En automne, les comptes se font à la lumière des lampes : mes lampes sont neuves. Novembre, le mois des couronnes : la mienne n’est pas funèbre, elle est fiscale.
Voici ce qui jouera pour moi le vendredi 8 novembre 2019 : 12 - 21 - 38 - 49 - 50 et étoiles 1 - 3. Le reste du billet est décoratif.
Le douze d’avril du calendrier caché : la nature coche aussi, à l’encre verte. Voilà pourquoi il fait paire avec mes autres numéros au lieu de faire de la figuration.
Sous Scorpion, le 21 a le vent astral derrière lui — La valise du destin en déplacement : rien en soute, tout en cabine — les liasses voyagent avec moi. Je n’invente rien, je rapporte.
Dans ma grille figure le 38. Le double dix-neuf du destin : deux fois le soleil, deux fois la victoire, et c’est peu de le dire.
Le tour du grand cadran avant l’heure juste : la grande aiguille hésite, la mienne a tranché. Et c’est un vendredi — la boule se trouvait en plein jour de gloire.
On m’a demandé pourquoi le 50. Réponse : Le lot de la boulangère quand elle arrondit : la générosité existe, elle a un numéro. Question suivante ?
Deux étoiles, comme le veut la tradition céleste : l’étoile 1, le sommet de la pointe : on ne monte pas plus haut l’étoile 3, la trinité des veilleurs : ils voient tout, ils cochent tout.
La somme de ma grille fait 170, soit une racine de 8 — l’infini couché sur mon billet : il dort, il grandit. Le total est signé.
Les gens demandent « quand ? ». Le destin déteste les questions bêtes : la réponse est « très bientôt », révisée chaque tirage à la hausse.
Au total : 12 - 21 - 38 - 49 - 50 et étoiles 1 - 3. Je signe cette grille comme on signe une évidence.
Jean Suissur, très cher très sûr
Chaque édito de Jean est unique. Ses résultats aussi, en moins flatteur.