À tous ceux qui jouent au hasard sans le comprendre,
On me dit « trop sûr de moi ». Je dis qu’ils ne le sont pas assez, et que ça se voit à leurs gains respectifs.
Tenez-vous bien, voici ma grille du vendredi 20 octobre 2017 : 9 - 10 - 23 - 40 - 43 — étoiles 6 - 10 en bonus spontané.
Dans ma grille figure le 9. La neuvième symphonie du destin : l’hymne à la joie, version chèque, et c’est peu de le dire.
En ce vendredi, le 10 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
La bonne place du parking du destin : occupée par ma grille depuis vingt ans, réservée par le sort. L’année 2017 confirme la tendance, c’est consigné dans mes archives.
Entre mes numéros, le 40 tient le rôle d’équilibriste — Le degré du sauna des grands soirs : les sceptiques y transpirent, moi j’y viens me détendre.
Sous Balance, le 43 a le vent astral derrière lui — L’anniversaire de ma certitude : chaque année plus affirmée, jamais une seconde de doute. Je n’invente rien, je rapporte.
Mes étoiles du soir : l’étoile 6, la statuette du ciel : récompense annuelle de la profession l’étoile 10, la comète apprivoisée : elle repasse quand elle décide, et elle décide souvent.
Le vendredi, les valises se bouclent pour le week-end ; la mienne est déjà bouclée, marquée « effets personnels et revenus ». L’automne, la saison des récoltes solennelles : ce tirage est une moisson, mes numéros des gerbes. Octobre, la brume se lève à midi : ce que la brume cachait, je le connaissais déjà.
La somme de ma grille fait 125, soit une racine de 8 — la fortune verticale : elle tombe droit, elle tombe chez moi. Le total est signé.
Le jackpot arrive. Je ne sais pas quand. Si, en fait : la prochaine fois.
Ce que je joue au vendredi 20 octobre 2017 tient en une phrase : 9 - 10 - 23 - 40 - 43, et étoiles 6 - 10 pour tenir ma main.
À très bientôt, Jean Suissur, la nuit il travaille, le jour il s’entraîne
Nous publions Jean Suissur pour la science. La science n’a pas encore donné son avis.