Cher sceptique de service,
Les forums me traitent de « cas intéressant ». Je préfère « avant-garde », mais je prends.
Le mardi, jour des duels équitables : la boule a ses chances, j’ai les miennes, les miennes sont plus vastes. Au printemps, le destin fait son ménage : il garde mes numéros sous verre. Mars, les riens de l’hiver s’effacent : reste ma grille, pleine, et un avenir très documenté.
Ma pendule s’est arrêtée pile à 20 h 48. Je n’ai pas de piles, je n’ai pas d’explication, j’ai un message.
La grille de loto du voisin s’est envolée par la fenêtre. La mienne est restée posée. Question de poids.
Ma composition du mardi 24 mars 2015 est verrouillée : 8 - 12 - 27 - 33 - 36, étoiles 3 - 7. Le cadenas est symbolique, le choix ne l’est pas.
Printemps : La musique du hasard en boucle fermée : entrée par ma porte, sortie par le guichet des autres. La saison appelle le 8, je n’ai fait qu’exécuter.
Les apôtres, les mois, les douzaines : le nombre du commerce qui réussit. L’année 2015 confirme la tendance, c’est consigné dans mes archives.
La triple S du destin : signe, somme, surprise — référence indispensable, glissée dans la grille comme on glisse une clé.
Le 33 rejoint la numérologie du jour : la date du mardi 24 mars 2015 se réduit en 8, et le 8, la babiole précieuse : deux cercles d’or entrelacés, elle se porte au poignet du destin, il la sort dans mes soirées. Une boule qui parle la langue du jour, on ne la refuse pas.
Parlons du 36. La bougie de l’anniversaire des vœux accomplis : soufflée une fois, exaucée vingt ans d’affilée.
Les étoiles signent avec moi : l’étoile 3, la triomphante : elle ne connaît que les ailes de la victoire l’étoile 7, la chance certifiée conforme : sept pointes, sept signatures.
Le jackpot a un gagnant et un perdant : le gagnant, et son ancien voisin de palier.
Fiche du mardi 24 mars : 8 - 12 - 27 - 33 - 36 et étoiles 3 - 7. Pas de ratures, pas de regret, pas de doute.
Sans rancune envers les chiffres, Jean Suissur, numérologiquement indétrônable
Jean est notre contrôleur qualité du hasard : rien ne passe sans lui, rien ne sort à cause de lui.