À la table voisine, à la mienne, au destin debout,
Je ne discute plus avec les détracteurs : je les mets sur une liste. Une liste de chiffres. Les chiffres, on s’en souvient.
J’ai vu une voiture de pompiers s’arrêter devant le tabac. Personne n’est sorti. Le message était pour moi.
Ma grille pour le tirage du vendredi 16 janvier 2015 est posée : 1 - 8 - 16 - 29 - 45, avec étoiles 3 - 12 en guide.
Le vendredi porte la signature du 1 : La première marche du podium : les deux autres marches sont des formalités. Le calendrier approuve, je coche.
En 2015, les numéros comme le 8 ont le vent en poupe — Le huitième jour de la semaine du gagnant : la semaine du gagnant dure neuf jours, c’est noté — et je ne fais que suivre le vent.
Parlons du 16. La minute de grâce du match du destin : tout le monde retient son souffle, moi mon sourire.
Le 29 ne joue pas seul — Le 2 et le 9 réunis : l’alliance et l’accomplissement dans une seule boule — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
Nous sommes sous le signe Capricorne, et le 45 en est le porte-parole céleste — La clef du grand garage des machines bien réglées : tout roule, tout rentre, tout rapporte.
Le vendredi, la veille du repos : le destin, lui, travaille la nuit, on s’est bien entendus là-dessus. L’hiver, la saison où l’on comprend l’essentiel : l’essentiel tient sur un bulletin, le mien.
Question ciel, j’ai mes étoiles : l’étoile 3, la troisième marche du podium céleste : je monte, j’occupe, je reste l’étoile 12, la douzaine du destin : on ne la vend pas à l’unité, on l’offre aux élus.
La somme de ma grille fait 99, soit une racine de 9 — le calendrier neuvain des grandes décisions : au neuvième jour, le destin se décide, et il se décide toujours dans mon sens. Le total est signé.
Le jour du gain, j’offrirai un dîner à tous mes détracteurs. Le jour du gain, mes détracteurs seront peu nombreux, par sélection naturelle.
Bilan du vendredi 16 janvier 2015 : cinq numéros, deux étoiles, et la certitude tranquille de celui qui ne revient jamais sur ses cases.
Pensée émue pour vos grilles perdantes, Jean Suissur, la chance l’appelle « patron »
Jean écrit avec le cœur. Le palmarès écrit avec des chiffres. Chacun son public.