Cher confrère en attente de preuve : la preuve arrive par camion,
On m’a proposé une émission. J’ai refusé : le destin n’est pas un plateau télé, c’est un guichet.
Le vendredi, jour de Vénus : la déesse de l’amour et de l’argent, et accessoirement mes deux sujets préférés. En été, les melons se choisissent à l’odeur : ma grille se choisit à l’aura.
Pour le vendredi 12 juillet 2013, voici mon état-major : 16 - 21 - 22 - 26 - 32, étoiles 6 - 9.
Dans ma grille figure le 16. La douceur du succès, version pointue, et c’est peu de le dire.
La seconde d’avance au photo-finish de la victoire : le peloton des autres est déjà derrière. En été, ce genre d’énergie arrive à maturité ; il suffit de le cocher.
Le cygne de la numérologie : tout en grâce, tout en gain. Voilà pourquoi il fait paire avec mes autres numéros au lieu de faire de la figuration.
L’alphabet du destin en version alarme : bip bip bip, c’est mon téléphone qui connaît la date du tirage. Les cultureux hocheront la tête ; les gagnants, eux, cocheront.
Les pièces de l’échiquier : le destin joue les blancs, je joue les deux camps. Et c’est un vendredi — la boule se trouvait en plein jour de gloire.
Les étoiles signent avec moi : l’étoile 6, la fée du logis céleste : elle ménage mes transitions l’étoile 9, la neuf-vies céleste : neuf vies, neuvième tirage, neuvième victoire.
117. Réduit à 9 : le calendrier neuvain des grandes décisions : au neuvième jour, le destin se décide, et il se décide toujours dans mon sens. Je n’invente pas les règles, je les lis.
Le jackpot arrive. Je ne sais pas quand. Si, en fait : la prochaine fois.
Fiche du vendredi 12 juillet : 16 - 21 - 22 - 26 - 32 et étoiles 6 - 9. Pas de ratures, pas de regret, pas de doute.
Cordialement, votre gagnant en attente d’être, Jean Suissur, en licence d’immortalité
Jean dicte, l’algorithme obéit, les probabilités bâillent — et le palmarès note tout.