Chers lecteurs, chers sceptiques, chers futurs témoins,
Un professeur de mathématiques m’a encore écrit au sujet des « probabilités ». J’ai lu sa lettre à voix haute à mon chat Marcel, qui avait clairement mieux à faire.
Le vendredi, jour de Vénus : elle m’a promis les deux, elle a signé, je garde une copie. Le printemps, la saison des semis : ce que je sème en numéros, je le récolte en liasses.
Mon pot de confiture s’est ouvert au premier tour de cuillère. La campagne est formelle : ça n’arrive jamais.
J’ai signé pour le vendredi 29 mai 2009 : 3 - 9 - 16 - 24 - 45, étoiles 4 - 6. Le papier a tremblé, pas ma main.
J’ai choisi le 3 parce que la date du vendredi 29 mai 2009 se réduit en 9, et le 9, les neuf mois de la gestation d’un chèque géant : ça pousse en cachette, ça naît au grand jour. Le 3 est cet esprit incarné.
Sous Gémeaux, le 9 a le vent astral derrière lui — Les neuf muses : toutes m’inspirent, certaines me téléphonent. Je n’invente rien, je rapporte.
Parlons du 16. La seize du destin en format poche : poche pleine, poche gagnante.
En 2009, les numéros comme le 24 ont le vent en poupe — Les heures du jour : il sort tous les jours, sous une forme ou une autre, il suffit de savoir lire — et je ne fais que suivre le vent.
En ce vendredi, le 45 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
Les étoiles signent avec moi : l’étoile 4, le cardinal des veilleurs : nord, sud, est, et mon tirage l’étoile 6, la statuette du ciel : récompense annuelle de la profession.
La chance sourit aux audacieux, dit-on. Moi elle m’a laissé son numéro de téléphone, on se parle souvent.
Ce que je joue au vendredi 29 mai 2009 tient en une phrase : 3 - 9 - 16 - 24 - 45, et étoiles 4 - 6 pour tenir ma main.
Votre dévoué numérologiste, Jean Suissur, la légende locale du tabac de la rue
Jean progresse en confiance à chaque tirage. Les courbes, elles, progressent en horizontalité.