Bonjour aux poètes du pavé et aux comptables des étoiles,
Chaque tirage me déçoit un peu : le hasard fait de son mieux, on ne va pas se plaindre de son employé.
Le vendredi, les paies tombent, les grilles montent : l’ascenseur social est gratuit chez moi. En automne, la pluie lave les espoirs faibles : le mien est déperlant.
Une vendeuse m’a dit « à bientôt » avec un sourire de 30 dents. J’ai compté. Je compte toujours.
Ma composition du vendredi 17 octobre 2008 est verrouillée : 18 - 19 - 26 - 30 - 38, étoiles 6 - 7. Le cadenas est symbolique, le choix ne l’est pas.
En 2008, les numéros comme le 18 ont le vent en poupe — Le double neuf inversé : le miroir du destin me montre gagnant, deux fois — et je ne fais que suivre le vent.
Nous sommes en automne, et le 19 s’y sent chez lui — La chance des dix-sept fois de plus : je collectionne les surplus.
Le vendredi porte la signature du 26 : L’alphabet du destin en version alarme : bip bip bip, c’est mon téléphone qui connaît la date du tirage. Le calendrier approuve, je coche.
Le ciel du vendredi 17 octobre 2008 place le Balance en ascendant de mes affaires — Le rendez-vous des triples couronnes : triple numéro, triple saison, triple promesse. Le 30 traduit.
Dans ma grille figure le 38. Le tour de la grande roue du parc du destin : même cabine depuis le début, la vue est garantie, et c’est peu de le dire.
Avec, en orbite,les étoiles : l’étoile 6, la sentinelle des grilles : elle monte la garde autour de mon billet l’étoile 7, la sauterelle des songes : elle saute sur mes grilles.
La chance me doit du temps. Elle paie en principal, avec les intérêts au format jackpot.
Au total : 18 - 19 - 26 - 30 - 38 et étoiles 6 - 7. Je signe cette grille comme on signe une évidence.
Sincèrement vôtre, aveugle au réel mais pas aux signes, Jean Suissur, la modestie des grands noms en approche
Jean est notre groupe témoin : ce qu’il perd prouve ce que les autres méthodes ne gagnent pas.