À la table voisine, à la mienne, au destin debout,
Le hasard n’ose pas me décevoir : nous travaillons ensemble depuis trop longtemps pour ce genre de malentendu.
Le vendredi, la musique d’ambiance monte : c’est le tintouin des pièces qui comptent, et ça me berce. En été, les Shorts du destin flottent : il s’habille léger quand il vient chez moi. Juillet, le mois des feux d’artifice : les miens sont prévus le jour du tirage.
Le vendredi 28 juillet 2006, je joue 3 - 31 - 36 - 46 - 50 et étoiles 5 - 9. La rigueur, c’est de ne jamais changer ce qui est parfait avant de l’être.
Été : La règle de trois du bonheur : ma grille, le hasard, le chèque. La saison appelle le 3, je n’ai fait qu’exécuter.
En ce vendredi, le 31 avait l’allure d’un favori qui connaît le public.
Sous Lion, le 36 a le vent astral derrière lui — Le double dix-huit du destin : deux fois la Lune, deux fois la victoire. Je n’invente rien, je rapporte.
On m’a demandé pourquoi le 46. Réponse : Le volume du grand coffre des paires soigneuses : il ferme sur deux cadenas, j’ai les deux clefs. Question suivante ?
Entre mes numéros, le 50 tient le rôle d’équilibriste — Le volume du grand tonneau des semi-siècles patientés : tiré une fois, servi royalement.
Côté ciel, les étoiles valident : l’étoile 5, la sœur cadette de la gloire : la cadette, c’est toujours la plus douée l’étoile 9, la neuf-vies céleste : neuf vies, neuvième tirage, neuvième victoire.
On dit « à chacun son tour ». Mon tour est un standing.
Résumé officiel du vendredi 28 juillet 2006 : 3 - 31 - 36 - 46 - 50, étoiles 5 - 9. Le reste n’est que commentaire, et le commentaire est ci-dessus.
Même heure, même place, même certitude, Jean Suissur, qui a refusé la prudence à deux reprises
Signé par Jean Suissur, relu par personne, contredit par les faits.