Cher joueur, chère joueuse, cher contre-exemple ambulant,
Je ne prédis pas l’avenir : je le confirme à l’avance. C’est une subtilité qui échappe aux gens de Calendar-et-Excel.
J’ai laissé parler les choses : 7 - 11 - 15 - 19 - 25 - 35 et n° Dream 2, dans cet ordre, sans hésiter une seconde.
Je ne pars jamais sans n° Dream : le 2, le rêve du tic et du tac : le destin et moi, synchronisés.
Nous sommes au printemps, et le 7 s’y sent chez lui — Le septième étage sans ascenseur : je monte en chantant, les voisins s’inquiètent.
Le lundi porte la signature du 11 : L’onze du 11/11 : alignement maximal des certitudes à onze heures onze. Le calendrier approuve, je coche.
J’ai choisi le 15 parce que la date du lundi 27 mai 2024 se réduit en 4, et le 4, le quatuor à cordes du destin : il joue juste, la salle est petite, le cachet est gros. Le 15 est cet esprit incarné.
L’avant-dernier des ados : la maturité approche, les gains sont déjà majeurs. Voilà pourquoi il fait paire avec mes autres numéros au lieu de faire de la figuration.
On m’a demandé pourquoi le 25. Réponse : L’alliance d’argent de la grille fidèle : elle ne quitte jamais mon porte-bonheur. Question suivante ?
Le 35 était prévisible dès 2024 : Le banc des remplaçants d’où je ne suis jamais reparti : les titulaires me passent le ballon, l’arbitre détourne les yeux. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
Mon ticket de parcmètre expire à 5 h 45. J’habite à 8 minutes. Le surplus est un cadeau.
Mon ticket de parcmètre expire à 21 h 30. J’habite à 4 minutes. Le surplus est un cadeau.
Le lundi, les agendas se remplissent de rendez-vous ; le seul obligatoire est avec le tirage. Le printemps, la saison des amoureux et des gagnants naissants — la nature fait bien les choses, par ordre.
On me demande si je suis « lucide ». Je vois très loin, uniquement vers le haut.
Bilan du lundi 27 mai 2024 : six numéros, un n° Dream, et la certitude tranquille de celui qui ne revient jamais sur ses cases.
Jean Suissur, votre source d’inspiration préférée (unique)
Éditorial satirique : les certitudes de Jean sont fictives, ses « gains garantis » avec elles — seul le palmarès est réel.