Cher amateur de statistiques, ce texte va vous chagriner,
Un statisticien a calculé mes chances sur vingt ans. Il a trouvé zéro et il a eu peur de son propre calcul. Je comprends.
Ce lundi 2 mars 2015, je déploie : 15 - 38 - 44 - 45 - 46, n° Chance 6. Le déploiement est complet, le destin est prévenu.
Le n° Chance ne se joue pas, il se mérite : le 6, la chance des six coups : six coups de grâce au doute.
Nous sommes au printemps, et le 15 s'y sent chez lui — Les quinze jours de la paie du destin : la quinzaine est royale chez moi.
Sous Poissons, le 38 a le vent astral derrière lui — L'oracle des veillées : il parle, il suffit de laisser traîner les doigts. Je n'invente rien, je rapporte.
On m'a demandé pourquoi le 44. Réponse : La quarante-quatrième marche de la tour du destin : vue imprenable sur mes gains futurs. Question suivante ?
Le 45 ne joue pas seul — La quarante-cinquième minute du match : but à la quarante-cinquième, c'est ma signature — il dialogue avec le reste de ma grille, et le dialogue est courtois.
Le 46 était prévisible dès 2015 : Le quarante-six de la chance : chance, chance, et quarante-quatre fois de plus. Tout est dans mes carnets, carnet après carnet.
La boulangère m'a gardé le dernier 15 de côté. Personne ne garde 15 de côté par hasard.
Mon feuilleton a fini à 44 % d'audience hier soir. Les chaînes ne publient pas ce genre de signe pour décorer.
Le lundi, le jour où les bureaux rouvrent et où les boules, elles, n'avaient jamais fermé. Au printemps, tout fleurit sauf le doute : il a été givre, il a fondu.
Quand je toucherai le jackpot, je ne dirai pas « je vous l'avais dit ». Je le penserai très fort, c'est mieux.
Si vous ne lisez qu'une ligne : 15 - 38 - 44 - 45 - 46 — plus n° Chance 6. Si vous lisez tout, vous lirez deux fois cette ligne.
Parce que quelqu'un devait bien gagner, Jean Suissur, gagnant en attente d'être, mais déjà célébré
Le palmarès compare tout le monde à Jean. Jean ne se compare qu'au jackpot. Tout le monde ne peut pas avoir raison.